mardi 29 juin 2010

#71 - mardi

Aujourd'hui, j'ai assisté à la présentation sans fin et sans queue ni tête d'une collègue.
Aujourd'hui, j'ai fait quelques manips.
Aujourd'hui, j'ai écouté sans broncher les remontrances injustifiées d'une collègue en colère ("Mais faut pas que tu le prennes pour toi, hein").
Aujourd'hui, j'ai réconforté pendant une demi-heure les pleurs de ma stagiaire qui a aussi subi les foudres de la collègue en colère.
Aujourd'hui, j'ai dû ravaler ma colère et faire comme si de rien n'était pour avoir une réunion constructive avec mon chef.
Aujourd'hui, j'ai fait la langue de pute avec mes autres collègues, parce que la collègue en colère, là, elle commence à nous saouler.
Aujourd'hui, j'ai fini par rentrer chez moi parce que trop d'émotions.

Rien qu'une journée ordinaire, donc.

mercredi 23 juin 2010

#70 - Changement d'échéance

Fini les recherches à l'aveugle (on arrête la pêche à la mouche donc) et on se concentre sur ce qu'on sait et ce qu'on maîtrise. Moi, ça m'arrange. je n'aimais pas trop passer autant de temps à mettre au point des protocoles. Là, maintenant, on parle en mois, à compter sur les doigts d'une seule main. Mettre un petit coup d'accélérateur aux analyses et à la rédaction.
Hop. Grâce à ma formation et au temps consacré au projet par mon petit collaborateur thésard, nous voici un mois plus tard avec les images prêtes à être analysées. C'est beau, c'est coloré, ça bouge tellement que ça donne mal au crâne.
Je vais donc loucher sur ces images au cours des prochains jours. Essayer d'en tirer quelque chose de percutant. Tout en continuant les autres projets, bien sûr. C'est qu'il n'y a pas de temps à perdre !

jeudi 3 juin 2010

#69 - Geekette

Un peu la flemme d’écrire ces dernier temps. Enfin, ce n’est pas complètement vrai puisque je suis allée m’attirer les foudres au c@fé.
En ce qui concerne mon quotidien laboratoresque, du nouveau et du lassant. Same old, same old, comme ils disent ici. Je mets mes plantes sous la caméra, je les fais mourir, beaucoup, sous la pression des drogues. Cette semaine, le chef revient d’un congrès et m’annonce que d’autres équipes se penchent sur des approches similaires à mon travail. Damn.
Du coup, l’échéance vient de changer. Nous n’avons plus autant de temps que prévu. Il faut travailler pour publier. C’est la fin des essais de drogue, je n’ai plus le luxe de prendre le temps de chercher des trucs à l’aveugle. On mise plutôt sur ce qu’on connait. Moi, ça m’arrange, je n’en pouvais plus de perdre un temps fou à mettre au point ces manips de drogue.
En parallèle, formation intensive à Cambridge. Pour pouvoir mieux analyser mes images. L’éclate totale. Et ça a tellement bien marché que j’ai mis 72 heures pour développer les algorithmes dont j’avais besoin. 48 heures de formation, pour tout réussir ensuite en 3 jours, je ne suis pas mécontente de moi. Mais du coup, je n’ai plus rien à programmer et ça me démange. Il ne fallait pas réveiller la geekette !