Quand de petits éléments s’accumulent, ça peut mal tourner. Surtout quand on travaille en équipe, et qu’on partage du matériel.
Pour ma dernière cinétique, j’avais laissé la caméra montée sur le microscope, et les lumières autour de l’objectif. Dimanche, ma plante est morte, je la retire du microscope. Il me semble bien que quelqu’un a réservé la caméra pour lundi mais je ne peux pas la bouger toute seule, donc je la laisse là en espérant que d’autres membres du labo soient disponibles le lendemain pour la déplacer. Impossible aussi de me souvenir si mon successeur a besoin des lumières. Sous le poids de la fatigue, je choisis l’option facile et laisse tout en place. Surtout que je vais avoir à nouveau besoin de tout le dispositif jeudi. Dimanche, 19h30, je prélève mon 142ème et dernier échantillon. Je suis sur les rotules mais satisfaite.
Lundi, c’est le drame. Tout s’accumule à partir de mon omission de la veille.
Pour ma dernière cinétique, j’avais laissé la caméra montée sur le microscope, et les lumières autour de l’objectif. Dimanche, ma plante est morte, je la retire du microscope. Il me semble bien que quelqu’un a réservé la caméra pour lundi mais je ne peux pas la bouger toute seule, donc je la laisse là en espérant que d’autres membres du labo soient disponibles le lendemain pour la déplacer. Impossible aussi de me souvenir si mon successeur a besoin des lumières. Sous le poids de la fatigue, je choisis l’option facile et laisse tout en place. Surtout que je vais avoir à nouveau besoin de tout le dispositif jeudi. Dimanche, 19h30, je prélève mon 142ème et dernier échantillon. Je suis sur les rotules mais satisfaite.
Lundi, c’est le drame. Tout s’accumule à partir de mon omission de la veille.
- Je prends ma journée pour rattraper mon manque de sommeil
- Mon successeur, que nous appellerons J., va vérifier que la caméra et les lumières sont bien en place à la dernière minute. Et forcément, elles n’y sont pas.
- J. demande à S. de l’aider à bouger le matériel mais S. est très occupée et n’a pas le temps.
- J. demande mon numéro de téléphone à S. qui n’a en sa possession qu’un vieux numéro mais ne le sait pas.
- J. appelle sur le numéro mais bien sûr, personne ne répond.
- J. m’envoie un mail. Il est 15h, je viens de sortir.
- Je reviens à 17h, il est trop tard pour faire quoique ce soit.
- J’envoie un mail d’excuses à J. qui me dit qu’elle a pu déplacer la manip dans une autre pièce, c’est sauvé.
Tout ça pour dire que oui, j’ai fait une erreur, j’aurais dû (i) ne pas prendre de journée de repos (faut pas déconner, comment ça les post-docs peuvent être fatigués ????) ou (ii) prévenir mes collègues qu’il faudrait déplacer le matériel le matin.
Voilà, mon erreur a été de prendre une journée de repos après avoir travaillé 7 journées de 10h d’affilés et d’avoir oublié d’envoyer un email. Il n’y a pas eu mort d’homme, la manip a été sauvée et, pour ma part, je dois gérer des problèmes comme ça 2 fois par semaines sans engueuler personne. Et bien, malgré tout, ce matin, j’ai eu droit à des reproches froids et durs de S. que je soupçonne d’avoir accumulé beaucoup d’aigreur envers d’autres membres du laboratoire à qui elle n’ose pas faire de reproches (allez savoir pourquoi).
Je suis prête à assumer mes erreurs mais va falloir m’expliquer pourquoi j’ai aussi pris pour les autres, hein. La bonne poire, elle en a gros.
Voilà, mon erreur a été de prendre une journée de repos après avoir travaillé 7 journées de 10h d’affilés et d’avoir oublié d’envoyer un email. Il n’y a pas eu mort d’homme, la manip a été sauvée et, pour ma part, je dois gérer des problèmes comme ça 2 fois par semaines sans engueuler personne. Et bien, malgré tout, ce matin, j’ai eu droit à des reproches froids et durs de S. que je soupçonne d’avoir accumulé beaucoup d’aigreur envers d’autres membres du laboratoire à qui elle n’ose pas faire de reproches (allez savoir pourquoi).
Je suis prête à assumer mes erreurs mais va falloir m’expliquer pourquoi j’ai aussi pris pour les autres, hein. La bonne poire, elle en a gros.

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