mercredi 16 décembre 2009

#50 - Hum

Alors que je devrais être à la maison, en train de lire plusieurs rapports de la FAO sur la sécurité alimentaire (classe, hein ?), je suis bloquée au labo parce que ma poisse vient encore de faire son œuvre. Tout était prêt pour une nouvelle tentative : les plantes avaient le bon âge (bon je passe sur le fait qu’un court-circuit a bousillé une prise électrique super importante pour ma manip mais on a trouvé une solution temporaire, et aussi que mon chef m’a envoyée en congrès pile le jour de ladite manip), j’avais tout bien préparé pour qu’il n’y ait pas de sursaut de température.

Et c’est parti ! 40 minutes plus tard, je vais jeter un coup d’œil fébrile à ma première photo. Tiens, c’est flou. Bon, je vais faire un autre test pour voir s’il faut optimiser le focus. Non, tout va bien. M****, qu’est-ce qui se passe ? Je vais fureter dans la pièce. Mmmhh, le cabinet de croissance vibre pas mal,… Mmhhh, c’est pas bon signe… Du coup, là, je fais un test après avoir éteint le cabinet. Si c’est net, ça vient des vibrations dues au refroidissement du cabinet, et je ne vais pas vous cacher que ce n’est pas bon signe du tout !

jeudi 3 décembre 2009

#49 - No aper

Chers lecteurs assidus,
j'étais pas là, j'avais piscine, enfin non, j'avais rédaction mais le résultat est le même. C'est le désert scientifique sur ce blog. j'aurais envie de rassurer tout le monde (moi y compris) en disant que ça va aller mieux mais je n'en suis pas particulièrement convaincue. Ne serait-ce que le fait que mon chef m'a complètement snobbé le rendu du manuscrit. Mais si, vous savez bien, la situation où vous êtes charette pendant 72 heures, à se coucher à 2h du mat pour rédiger ce foutu papier que votre chef vous a demandé pour le 1er décembre pétante ! Le jour-dit, me voilà les cernes aux yeux mais le papier fringant à la main. Hop, réunion annulée par le chef en question 40 minutes avant l'heure prévue. D'ailleurs, le chef est déjà parti. Et il ne sera pas là demain puisque c'est la journée où il travaille chez lui pour corriger un manuscrit (MON manuscrit d'ailleurs, d'après son emploi du temps en ligne). Hum. Si on considère qu'il m'a demandé une version papier pour gribouiller tout plein de rouge dessus, je ne vois pas bien comment je vais pouvoir lui rendre la liasse imprimée avant le lendemain s'il n'est plus là. Phoque, comme dirait Funnyface.
Et là, c'est l'illumination ! Je vais aller harceler sa femme ! ça lui apprendra à me pauser un lapin.
Avec le recul, toute cette gymnastique n'a pas servi à grand chose puisque j'ai reçu un mail ce matin qui me dit qu'il n'a pas eu le temps de jeter ne serait-ce qu'un coup d'oeil. D'ailleurs, il manque tellement de temps que le mail s'intitule "No aper". Alors soit il s'agit d'une expression écossaise que je ne connais pas et qui veut dire Pardon, pardon, de t'avoir déçu, je me flagellerai avec ton manuscrit pour n'avoir pas pris le temps de le corriger, comme je l'avais promis, soit il manque tellement de temps qu'il a économisé sur le temps pour taper un p à paper.
Bon, tout ça pour dire que la rédaction, ce n'est pas une route bordée de roses. Et c'est loin d'être fini pour celui-ci.
Côté manips, il y a eu comme un rayon de soleil la semaine dernière. Une plante sous le microscope, des images magnifiques. Et hop, le logiciel qui plante au bout de 24h, 5 minutes après ma dernière vérification et une fois que je suis partie du labo. Du coup, le lendemain, je me penche le sourire aux lèvres sur l'écran pour récupérer la suite de mes données du tonnerre. Tiens, un message d'erreur (fini le sourire aux lèvres). 18 heures de cinétique perdue et impossible de lancer la suite. Troisième manip qui plante. Aucun résultat utilisable depuis le 10 octobre. Tout ça commence à faire long. Vivement les vacances.