Depuis mon retour de France, j'avais franchement perdu mon mojo. Perte de motivation, d'énergie, d'envie. Je faisais des journées de 5 heures au labo parce que j'y étouffais. J'accomplissais mes devoirs scientifiques, hein, mais j'ai vu dans l'oeil de mon chef qu'il attendait plus de moi, un petit éclat de déception qui n'a même pas réussi à secouer la torpeur qui m'envahissait.
J'ai travaillé un peu avec mes plantes, mises sous le microscope, prises en photo. Cette fois-ci, je les ai éclairées en permanence, histoire de les maintenir heureuses et en vie. Pour cette manip, j'ai réalisé un certain nombre de contrôles, pour vérifier que les observations ne sont pas des artefacts. Un sursaut d'excitation et de peur au moment des résultats. La moitié des plantes sont censées s'allumer en permanence, sans variations, et pourtant ça va, ça vient. Hum. Bon, quand même, et cela a été confirmé par le chef aujourd'hui, les contrôles montrent que ce que je vois n'est pas qu'artefact, ouf. Tout de même, il reste encore beaucoup de vérifications à faire avant d'envoyer tout ça à Nature (oui, je sais, je rêve, mais faut bien, parfois). Tout ça sera lancé demain. Ce lot de plantes a quand même connu la gloire ce matin puisqu'elles sont passées à la télé ! Invasion des chambres de culture par des journalistes venus filmer le chef.
Mon humeur va et vient. Les proches en font les frais. Aujourd'hui, j'avais ma deuxième réunion depuis mon retour. Il fallait quand même donner le change. Et j'ai travaillé. De force. Je me suis botté les fesses, c'est le moi qu'on puisse dire. Moi, tout ce que je voulais faire, c'était regarder Masterchef sur internet... Acculée au mur donc, en 36 heures, je me suis lancée et j'ai bossé. Aujourd'hui, j'ai mené de front le projet microscope, la rédaction du papier, et la recherche de renseignement pour le nouveau projet. Beaucoup de biblio. Et au milieu de tout ça, l'étincelle revient, doucement. Un peu de lumière, un peu d'envie de science. Ouf, je croyais l'avoir perdu, et ça fait du bien.
J'ai travaillé un peu avec mes plantes, mises sous le microscope, prises en photo. Cette fois-ci, je les ai éclairées en permanence, histoire de les maintenir heureuses et en vie. Pour cette manip, j'ai réalisé un certain nombre de contrôles, pour vérifier que les observations ne sont pas des artefacts. Un sursaut d'excitation et de peur au moment des résultats. La moitié des plantes sont censées s'allumer en permanence, sans variations, et pourtant ça va, ça vient. Hum. Bon, quand même, et cela a été confirmé par le chef aujourd'hui, les contrôles montrent que ce que je vois n'est pas qu'artefact, ouf. Tout de même, il reste encore beaucoup de vérifications à faire avant d'envoyer tout ça à Nature (oui, je sais, je rêve, mais faut bien, parfois). Tout ça sera lancé demain. Ce lot de plantes a quand même connu la gloire ce matin puisqu'elles sont passées à la télé ! Invasion des chambres de culture par des journalistes venus filmer le chef.
Mon humeur va et vient. Les proches en font les frais. Aujourd'hui, j'avais ma deuxième réunion depuis mon retour. Il fallait quand même donner le change. Et j'ai travaillé. De force. Je me suis botté les fesses, c'est le moi qu'on puisse dire. Moi, tout ce que je voulais faire, c'était regarder Masterchef sur internet... Acculée au mur donc, en 36 heures, je me suis lancée et j'ai bossé. Aujourd'hui, j'ai mené de front le projet microscope, la rédaction du papier, et la recherche de renseignement pour le nouveau projet. Beaucoup de biblio. Et au milieu de tout ça, l'étincelle revient, doucement. Un peu de lumière, un peu d'envie de science. Ouf, je croyais l'avoir perdu, et ça fait du bien.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire