Aujourd’hui, c’est manip intensive, toujours à la suite de ce que j’ai démarré la semaine dernière, et qui est aussi la répétition de ce que j’ai fait en avril. Je monte et je descends des escaliers, au moins, ça me fait les jambes. La semaine dernière, faute de temps et de milieu nutritif disponible (notre lab manager qui devait me les préparer a été malade – déjà le début de l’épidémie ?), j’ai dû couper court à une nouvelle manip sous le microscope, alors que tout était prêt, c’est un peu rageant. J’ai jeté les plantes ce matin, elles étaient trop vieilles pour servir à quoi que ce soit (ici aussi, il faut être jeune et belle pour faire quelque chose de sa vie). Mais entre temps, j’ai pris la décision que nos essais ont abouti à un protocole efficace. Je me suis aussi fait la main et je suis franchement très efficace pour monter les lames. Donc, on y va, on va répéter la manip du papier initial. Au lieu d’être entraînées (ou habituées) à des cycles de 12h de jour et 12h de nuit, ce qui synchronise toutes les horloges de la plante, les plantules vont pousser sous lumière continue, ce qui va désynchroniser les horloges. En d’autres termes, chaque cellule aura toujours une horloge pour fonctionner mais pas forcément à la même heure que la voisine. On va voir ce que ça donne. J’aime bien ces moments où on lance une manip sans savoir ce qui va en ressortir. Aucun préjugés, juste l’excitation en attendant les résultats. Ce sont ces moments-là qui me font aimer la recherche, ces moments que j’oublie parfois quand je suis gagnée par le découragement et la fatigue.
Pfff, à bien y réfléchir, faut vraiment être fou pour faire ce métier !

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire