mercredi 18 novembre 2009
#48 - Jinxed, cursed, whatever
jeudi 5 novembre 2009
#47 - Chef d’équipe
Déjà, mardi, tout a commencé par mon chef qui m’annonce la suite des évènements. En gros, je suis chargée de combiner 4 modèles en un seul. Déjà que deux modèles, c’est pas un cadeau, quatre, je trouve ça assez ambitieux mais je ne désespère pas qu’on embauche du monde pour m’aider ou qu’on monte 15 000 collaborations, parce que c’est sûr que je ne peux pas gérer ça toute seule ! Bon, au moins, j’ai du grain à moudre pour les prochaines semaines.
Aujourd’hui, team meeting. C’est le chef qui parle. Le titre de sa présentation : réorganisation. Bon. Ce qu’il faut savoir quand une équipe grossit de plus en plus avec l’arrivée de nouveaux post-docs et thésards, combiné avec de nouvelles responsabilités extérieures pour le boss, c’est que ce dernier a de moins en moins de temps à consacrer aux membres de l’équipe. Ajoutez à ça des papiers à corriger, des thèses à réviser, des papiers à soumettre, des demandes de bourses à remplir, des collaborations à créer et maintenir, des congrès, des réunions avec la direction de l’institut/Université/(remplit avec l’institution de ton choix)… ça donne une bonne idée de la rareté du temps disponible. Pour exemple, il y a un papier pour Cell, de l’or en pdf, on peut le dire. Ce papier a été accepté il y a 6 semaines. En général, les corrections mineures sont demandées dans la semaine qui suit pour une publication rapide. Et bien ce papier est toujours dans la pile des trucs à faire du chef. Un Cell bordel ! Rajoutez à ça des pressions de la direction pour avoir une organisation transparent et vous obtenez une réunion d’équipe qui s’intitule « Réorganisation ». Et voilà comment je me retrouve à la tête de la sous-équipe « Plants and larger ». Yep. C’est pas du nom qui tape, ça, hein ? Bon, quand à savoir ce que ça veut dire, ça va me prendre plusieurs mois. J’aime les challenges, et il faut reconnaitre que celui de créer une équipe contenant une thésarde en fin de rédaction (mais à 30% seulement de son temps, puisqu’elle appartient aussi à une autre sous-équipe), une thésarde en début de thèse (mais pas à 100 % parce qu’elle appartient aussi à une autre équipe) et moi-même, créer cette équipe donc, sur un sujet qui n’existe pas encore au labo, c’est un sacré challenge, non ?
mardi 20 octobre 2009
#46 - Déphasée
J'ai travaillé un peu avec mes plantes, mises sous le microscope, prises en photo. Cette fois-ci, je les ai éclairées en permanence, histoire de les maintenir heureuses et en vie. Pour cette manip, j'ai réalisé un certain nombre de contrôles, pour vérifier que les observations ne sont pas des artefacts. Un sursaut d'excitation et de peur au moment des résultats. La moitié des plantes sont censées s'allumer en permanence, sans variations, et pourtant ça va, ça vient. Hum. Bon, quand même, et cela a été confirmé par le chef aujourd'hui, les contrôles montrent que ce que je vois n'est pas qu'artefact, ouf. Tout de même, il reste encore beaucoup de vérifications à faire avant d'envoyer tout ça à Nature (oui, je sais, je rêve, mais faut bien, parfois). Tout ça sera lancé demain. Ce lot de plantes a quand même connu la gloire ce matin puisqu'elles sont passées à la télé ! Invasion des chambres de culture par des journalistes venus filmer le chef.
Mon humeur va et vient. Les proches en font les frais. Aujourd'hui, j'avais ma deuxième réunion depuis mon retour. Il fallait quand même donner le change. Et j'ai travaillé. De force. Je me suis botté les fesses, c'est le moi qu'on puisse dire. Moi, tout ce que je voulais faire, c'était regarder Masterchef sur internet... Acculée au mur donc, en 36 heures, je me suis lancée et j'ai bossé. Aujourd'hui, j'ai mené de front le projet microscope, la rédaction du papier, et la recherche de renseignement pour le nouveau projet. Beaucoup de biblio. Et au milieu de tout ça, l'étincelle revient, doucement. Un peu de lumière, un peu d'envie de science. Ouf, je croyais l'avoir perdu, et ça fait du bien.
dimanche 11 octobre 2009
#45 - Réunion au sommet ?
Comment je me suis retrouvée dans cette réunion reste un mystère pour moi mais j'ai pu écouter tranquillement certains chercheurs vendre leur bout de gras, quitte à y mettre un peu de mauvaise foi (la politique et moi, nous ne faisons pas trop bon ménage, j'ai trop tendance à détester les discours stériles).
Toutes ces discussions, alors que finalement la vrai point important était que je suis restée assise pendant 4 heures en face d'un autre bloggeur sans en avoir aucune idée. Et l'apprendre deux jours plus tard par des voies annexes. Qui a dit opportunité ratée ?
#44 - Racines scientifiques
Et là, ça m'a frappé. Comme pour toute carrière bien sûr, le métier de scientifique se construit au fur et à mesure des expériences et des lieux. Petit retour sur mes racines.
- INRA Versailles
- INRA Jouy-en-Josas
- UBC Botanical Garden and Centre for Plant Research, Vancouver
- ENS Paris
- INRA Versailles
- University of Queensland Brisbane
- University of Tasmania Hobart
- University of Edinburgh
samedi 26 septembre 2009
#43 - Avion, rédaction, réunion
Je suis loin du labo pour 3 semaines. Donc forcément, les manips tournent au ralenti. Ce n'est pas le cas du cerveau, cependant. J'ai pour mission de rédiger deux papiers sur deux sujets complètement différents, youpi !
J'en parlerai donc probablement au cours des prochains mois. Pour le moment, je peux développer un peu plus le sujet 'article' de ce blog, suite à une semaine assez mouvementée qui m'a vue m'arracher les cheveux en réponse à un rapporteur. Un petit article de rien du tout, mais pluridisciplinaire. Or, pour avoir des critiques pertinentes de la part d'un seul rapporteur (pour les néophytes, le rapporteur, ou 'reviewer' dans la langue de Shakespeare, c'est le pénible qui lit votre article et envoie toutes les critiques, souvent en disant que l'article est tellement mauvais qu'il ne peut pas être publié tel quel), pour avoir des critiques pertinentes de la part d'un seul rapporteur (y en a qu'un, de rapporteur, sur un article aussi petit) sur un article pluridisciplinaire, il vaut mieux avoir un rapporteur pluridisciplinaire. Et là, je vais vous dire tout de suite, c'était loin d'être le cas. Au moins, la moitié de l'article n'a pas reçu de critiques, puisque cela ne correspondait pas à la compétence du rapporteur. Mais pour le reste, qu'est-ce que j'ai dû me justifier !!!
Voici donc deux-trois règles que je vais me fixer pour la première fois que je serai rapporteuse :
- Éviter de commencer une phrase par "je ne suis pas d'accord", si c'est juste pour critiquer, sans demander d'explications complémentaires.
- Revoir un minimum sa bibliographie avant de faire une critique sur la typographie des gènes (GENE, mutant, PROTEINE ; c'est normal que ça ne soit pas écrit partout pareil)
- Éviter les points d'exclamations, c'est un peu vexant
- Etre un peu ouverte sur ce que propose l'article, ne pas foncer tête baissée sur une remarque, sous prétexte qu'on a une expérience difficile avec des chercheurs d'autres disciplines.
mardi 8 septembre 2009
#42 - Rédaction
C'est ça aussi le travail de chercheur. Je râle beaucoup quand je suis dos au mur, à devoir rester devant mon ordinateur pour rédiger. Mais j'aime le travail accompli une fois le papier fini et envoyé. Un petit moment de calme et de soulagement du travail accompli. Avant que ça recommence.
